



Mardi 3 septembre : (suite & fin)
En arrivant à Clanwilliam sur la route des vins sud-africains, avant de rejoindre le camping, nous faisons quelques courses au village, en particulier, à la maison des vins où nous avons pu goûter la production locale. En fait, on trouve pour 1 ou 2 euros des bouteilles de vendange tardive qui iront très bien à l'apéro (de toute façon, elles sont d'un excellent rapport qualité prix). Les Américains achètent des bouteilles d'un vin rouge, au goût de vin bien de chez nous (en France) ! Si ! Celui dans les bouteilles avec les étoiles et la capsule en plastique
!
Le camping est situé au bord d'un lac de retenu d'un barrage. Il est bien aménagé. Les douches sont chaudes et propres. En plus, nous pouvons faire la vaisselle sous un arbre où des tisserins construisent leurs nids. Les tentes et les matelas sont distribués : Duane attribue un nom à chaque matelas et tente, ainsi qu'un utilisateur. Nous aurons, pour le séjour, les matelas "Impala" et "Surricate" ! Les tentes, bleues, pour deux personnes sont assez spacieuses, hautes, mais ne possèdent qu'une toile (pas de double toile), alors que nous nous attendons à rencontrer des températures très fraîches durant la nuit
. Quand nous nous coucherons cette première nuit, il ne fera que 14 °C dans la tente. Après le montage des tentes, nous nous promenons le long du lac jusqu'au coucher du soleil.
Pendant l'apéro, Duane nous montre des diapos qu'il a fait. Pour le dîner, il nous a préparé un bon repas. Il aime cuisiner mais pas faire la vaisselle car il a préparé des tours de vaisselle pour tout le séjour. Ce qui est finalement très bien car ça évitera de servir de boy à des profiteurs. Au repas : poisson en papillote avec crème fraîche, légumes, riz et en dessert, goyaves avec de la crème à la vanille. Parfait !

Mercredi 4 septembre :
Lever à 5h55, déjeuner à 6h30 après avoir plié la tente et fait la vaisselle. Ensuite : du camion, du camion, du camion, du camion, du camion... En arrivant à Springbok (ville d'Afrique du Sud), les paysages ont bien changé. C'est maintenant bien plus aride. Les collines aux alentours de la ville, les rues de la ville, le terrain de rugby, sont couverts de "Namaqualand Daisies" (une marguerite du coin, d'un très beau jaune).
En continuant la route vers la Namibie, le paysage change de plus en plus, devenant montagneux. L'"Orange River" est le fleuve frontière entre l'Afrique du Sud et la Namibie. Il coule au fond d'un canyon qui sera notre terrain de jeu de demain. Au poste frontière, nous n'avons absolument pas le droit de prendre de photo. L'employé de l'immigration namibienne nous fait une signature à rallonge sur le passeport (le stylo à bille ne doit durer que deux ou trois signatures, tellement il a noirci la page du passeport avec sa signature
).
Après la frontière, nous descendons le fleuve sur quelques kilomètres pour rejoindre le camping "Felix Unite", un très beau camping avec des "carbets" équipés de tables pour les repas. Le camping surplombe le fleuve Orange (qui n'est pas orange, c'est le nom de l'explorateur qui l'a découvert), avec un très beau panorama sur le canyon.
Après le repas (ragoût de porc servi avec du blé), nous rejoignons le bar où l'on nous fait subir la danse du springbok : ça consiste à se rendre ridicule ! Le springbok est une petite gazelle, elle possède deux petites cornes, elle est assez craintive et se déplace en sautillant. Sur le bar, sont alignés des verres remplis de springbok : un shooter avec du Get 27 et, par-dessus, de l'amarula (crème au goût de Baileys). L'amarula est aussi l'arbre qui donne le fruit qui donne, à son tour par distillation, l'alcool qui est dans l'amarula ! (Vous avez tout compris ?). En face de chaque verre, à un mètre du bar, le bizuté. Celui-ci pointe ses index de chaque côté de sa tête pour faire les cornes du springbok ! Non, pas le shooter mais la gazelle. Le bizuté a donc repéré de quoi se désaltérer, le springbok posé sur le bar ! Non, pas la gazelle, cette fois, mais le shooter, c'est pourtant simple, suivez un peu
! Le springbok (le bizuté, vous commencez à comprendre ?) doit alors vérifier s'il n'y a pas de prédateur à gauche et à droite. Comme il n'y a pas de lion à l'horizon, le springbok est content : il remue du popotin et hop, un saut vers le bar. Il est encore trop loin ! Il recommence donc : à gauche, à droite, le popotin, et hop, un saut pour enfin arriver au bar. Il prend le verre sans les mains (ceux-ci sont de chaque côté de la tête pour faire les cornes ! Suivez un peu !) et doit avaler le springbok. Duane a même prévu une organisation minutieuse pour que l'on se souvienne de cette danse : un premier tour est organisé sans les photographes et un second tour pour les photographes alors photographiés !


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