



Vendredi 4 septembre : (suite & fin)
Un ancien lodge à l'abandon près d'un lac fait office de camping (bâtiment avec des toilettes et un point d'eau, pas plus). Après avoir monté les tentes vers 16 heures, nous repartons pour un "game drive" dans le parc : enfin des éléphants assez près pour remplir le viseur de l'appareil photo, puis des zèbres, etc... La première pellicule est vite finie ! Ca va être dur de tenir le quota journalier que nous nous sommes fixés. Le soleil couchant éclaire la brousse : c'est magique !
Avant de retourner au camp, nous nous arrêtons en pleine brousse pour prendre du bois mort : un lion va-t-il sortir des buissons ? Nous ne sommes pas vraiment rassurés mais à part quelques termites, nous n'avons rien vu. Cependant, en plein milieu du dîner, autour du feu de bois, un lion rugit juste derrière nous : il est certainement au lac en train de boire ! Nous discutons alors un peu avec les rangers qui sont venus nous aider pour allumer la lampe à pétrole. En fait, c'est toute une technique que nous ne maîtriserons pas du séjour
!

Samedi 5 septembre : Hippopotames sous l'eau !
6h00 : lever ! Pliage des tentes, petit-déjeuner et départ à 8 heures ! Arrêt à "Crocodiles Point" : bien sûr, crocodiles du Nil et hippopotames. Second arrêt à "Lugard's Falls" pour admirer des rapides sur une roche en granit strié de rose et gris. Nous quittons Tsavo Est par la "Manyani Gate" où des babouins utilisent des poteaux téléphoniques comme perchoir.
Avant de rejoindre Tsavo Ouest, nous nous arrêtons dans un petit village pour acheter des avocats : pour préférons nettement l'ambiance du marché de ce petit village à celui de Mombasa. Mais, cela n'empêche pas les vendeurs ambulants de venir essayer de nous vendre : colliers, masques, lances, éléphants en bois, rhino, etc... Cette pression commerciale est tout de même assez pesante !
Pour midi, nous nous arrêtons à "Mzima Springs" : un petit lac où vivent des hippopotames (et des crocodiles) dans une eau transparente : le parc y a installé un petit cabanon à partir duquel on peut voir sous l'eau (derrière une vitre). Malheureusement, il n'y a pas d'hippopotame assez près, mais nous pouvons quand même voir nager quelques poissons. Anne-Marie vide une pellicule sur un hippopotame qui sort largement sa tête de l'eau pour bailler.
Nous allions déjeuner sous un carbet avec le toit en palmes mais les employés du parc nous le déconseille vivement : un mamba noir (de la famille du cobra, il compte parmi les serpents les plus venimeux au monde) traîne dans le coin ! Nous lui laissons donc le carbet sans problème et nous allons nous battre avec les singes vervets sous un arbre : ces pestes viennent nous chiper des morceaux d'avocats dans nos assiettes ! Lorsque Christophe essaie de les chasser, l'intimidation est inutile. Mais quand c'est un de nos chauffeurs, ils dégagent à toute vitesse. Christophe essaie de gueuler encore plus fort, un vervet prend même la fuite. Christophe lui court après, mais se sentant acculé à un mur, le singe fait subitement demi-tour et les rôles s'inversent : c'est Christophe qui fuit maintenant devant le singe !
Après le déjeuner, nous quittons Tsavo Ouest. Nous avons raté le convoi qui permet de quitter le parc : les braconniers se sont rabattus sur les touristes et la route que nous devons emprunter pour rejoindre Amboseli n'est pas sûre. Un ranger prend alors place dans le minibus (où nous étions déjà bien tassés) et il nous passe à l'arrière sa Kalachnikov AK47. Euh ! C'est sûr que ça ne va pas partir tout seul cet engin ?
Pour le début de la route entre Tsavo et Amboseli, le soleil n'est pas avec nous (nous nous prenons même une petite averse) mais les paysages sont grandioses : grands volcans, des kilomètres de coulées de lave noire (sans soleil, c'est encore plus sombre). En continuant notre route vers Amboseli, le soleil revient et, au fur et à mesure, le sommet du Kilimandjaro sort des nuages. Toutes les dix minutes, Christophe reprend une nouvelle photo (du sommet secondaire, car nous n'avons vraiment découvert l'Uhuru, le sommet principal, qu'arrivé à Amboseli).
Pour entrer dans le parc d'Amboseli, les gardiens nous font patienter longtemps, très longtemps, recomptant sans cesse les dollars. Sont-ils de mèche avec les marchants ambulants qui essaient de nous vendre des lances (démontables), éléphants ou autres girafes d'un mètre de haut ? Après, une heure d'attente, les vendeurs finissent par comprendre que nous n'avons aucune envie d'acheter (même s'ils louent les dons footballistiques de Zizou ; depuis 98, la France ne se résume plus qu'à Zizou !). Certains finissent même par discuter avec nous et nous avouent qu'avec les Français, ils ne vendent pas beaucoup. L'Italien ou le Japonais représente une meilleure cible commerciale !


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