



Mardi 17 mars : La plus belle créature de la Terre !
Le départ en barque pour retourner à "Muelle Goshen" n’étant prévu qu’à 10 heures du matin, nous avons le temps de flâner un peu après le petit-déjeuner. Nous retournons alors sur la plage photographier les traces dans le sable de la tortue "arlésienne" de la veille, avant que notre guide de la veille (qui sera notre pilote de barque à 10 heures), nous montre un paresseux deux doigts perché au sommet d’un arbre (pas trop haut) à seulement 2 mètres de la "casa grande". Nous observons alors une masse plus sombre se déplacer sur le ventre du paresseux : c’est un bébé, quelle chance ! D'ailleurs, en parlant de chance, celle-ci semble nous sourire ce matin car en repartant en barque, à peine avons-nous fait une centaine de mètres, que nous passons juste à côté d’un crocodile de belle taille. Nous croisons ensuite des oiseaux et des tortues d’eau douce mais c’est moins extraordinaire qu’observer un paresseux avec un petit, à moins de 5 mètres de nous.
Après une petite trentaine de minutes de navigation, nous sommes de retour à l’embarcadère de "Muelle Goshen" où nous attendent les employés de l’agence de location de voitures avec trois véhicules (car nous sommes trois couples voyageant avec "Costa Rica Découverte" à revenir de la réserve de Pacuare ce matin ; nous nous retrouverons d’ailleurs tous demain matin à "La Fortuna" pour l’excursion aux ponts suspendus de Mistico). Les employés remplissent alors les contrats de location papier, ce qui prend pas mal de temps, avant que nous prenions la possession du véhicule (petite bizarrerie au passage : une nouvelle carte SIM nous est alors remise, ce qui nous en fait deux avec celle de "Costa Rica Découverte", alors que les autres couples n’en ont pas).
Nous possédons un support pour téléphone que l’on peut accrocher sur une grille de ventilation de tableau de bord mais malheureusement, la Suzuki Vitara ne possède pas vraiment de telle grille de ventilation, impossible d’accrocher notre support au tableau de bord. Heureusement, la voiture possède la fonction "Android Auto" et nous arrivons, tant bien que mal, à connecter un téléphone à l’écran multimédia de la voiture et lancer Waze qui n’est pas opérationnel car aucun réseau GSM n’est disponible à "Muelle Goshen". Heureusement, les employés de l’agence nous disent que nous allons partir en convoi pour sortir des pistes (et de ce fait, sortir de la zone blanche GSM).
Une fois de retour sur la route goudronnée, nous quittons le convoi et prenons la direction de "La Fortuna". En cours de route, nous nous arrêtons à une station-service pour y acheter de quoi grignoter et boire. Christophe en profite alors pour indiquer l’adresse exacte de notre prochain hôtel, le "Fortuna Natural Green Lodge", sur Waze car en quittant "Muelle Goshen", nous avions juste programmer le centre-ville de "La Fortuna". Entre l’arrêt moteur qui a aussi éteint l’écran de la voiture, le redémarrage de cet écran, le changement de destination et les pertes de réseau GSM que nous avons ensuite rencontrées, il faut croire que Waze n’a pas apprécié car notre localisation est devenue erronée, de plusieurs centaines de mètres en arrière. Nous ne nous en sommes pas rendus compte immédiatement car la route était toute droite. Mais au niveau de la bifurcation entre la route qui continue sur "San José" et celle qui monte vers le nord (et que nous devons suivre pour rejoindre "La Fortuna"), Waze, sur le téléphone connecté à la voiture, indique qu’il faut continuer tout droit alors que, sur le téléphone d’Anne-Marie (elle venait de lancer l’application sur son téléphone car les panneaux de signalisation ne confirmaient pas les indications de Waze), il fallait tourner à droite sur la route que nous venons de dépasser. Heureusement, nous faisons rapidement demi-tour et revenons sur la bonne route sans parcourir de nombreux kilomètres supplémentaires.
En arrivant dans le centre-ville de "La Fortuna" (que nous devons traverser pour rejoindre notre hôtel situé un peu en périphérie de la ville), nous découvrons un aspect surprenant du code de la route costaricien. En cas d’accident, il ne faut pas bouger les véhicules jusqu’à l’arrivée des policiers qui vont établir les responsabilités dans l’accident. Résultat des courses : des voitures "coincées" en plein de milieu des rues, pour parfois de simples accrochages comme cette voiture qui a reculé dans une autre en stationnement, et des bouchons monstrueux alors que le centre-ville de "La Fortuna" est très touristique (il y a des restaurants partout et plein de monde dans les rues, mais peu de places de stationnement comme dans de nombreuses villes au Costa Rica).
Nous arrivons à notre hôtel vers 3 heures et demie de l’après-midi (et donc, après un peu plus de 4 heures de route pour parcourir environ 190 km, sans tomber sur des bouchons, en tous cas, pas avant "La Fortuna"). Notre chambre est installée dans un bungalow situé tout au fond d’un jardin tout en longueur, près de l’orée de la forêt. Nous profitons alors d’avoir un peu de temps avant de repartir pour l’excursion de nuit, pour prendre une première douche chaude depuis deux jours et remettre à charger les batteries que nous avons vidées durant le séjour dans la réserve de Pacuare.


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