



Vendredi 20 mars : (suite & fin)
Après la visite de la réserve de Monteverde, nous nous rendons au centre-ville de "Santa Elena". De nouveau, nous devons être meilleur que Tom Cruise car trouver une place de stationnement dans le centre s’avère mission impossible... Par chance, nous finissons tout de même par en trouver une. Anne-Marie débute alors un long périple : faire le tour de toutes les boutiques de souvenirs (boutiques qui vendent toutes les mêmes articles "Made in China"). C’est épuisant car il faut rester très longtemps debout devant les rayons et Christophe finit par craquer ! Après nous être reposés un peu sur l'un des bancs de la petite place centrale de "Santa Elena", située devant la station de taxis, nous décidons finalement d’aller boire un jus de fruit au bar "Tree House", là où un grand arbre pousse au milieu des terrasses sur deux niveaux. Un petit groupe de musique y joue, ce qui nous faisait un peu peur de devoir supporter de trop nombreux décibels, mais c’est très largement supportable et les jus de fruit sont très bons (ananas allongé au lait pour Anne-Marie et fruit de la passion allongé à l’eau pour Christophe).
Vers 5 heures et demie, nous ne restons cependant pas manger dans ce bar qui fait pourtant restaurant, car nous avons repéré un peu plus loin un restaurant, le "Tico y Rico", proposant des plats traditionnels costariciens (nous avons mangé plus souvent italien ou mexicain depuis notre arrivée au Costa Rica, il est donc grand temps de goûter à la cuisine costaricienne, même si nous en avons eu un aperçu dans la réserve de Pacuare). Avec une bonne pinte de bière de la brasserie artisanale de Monteverde (une "red ale" pour Anne-Marie et une IPA pour Christophe), Anne-Marie commande un riz cuisiné avec du poulet et des épices, servi avec des frites (et normalement de la salade), et Christophe, un chifrijo, un plat composé de chicharrónes (des morceaux de couenne de porc frits, assez durs), du riz et des haricots rouges dans un bouillon avec quelques tranches d’avocat par-dessus. Les plats sont un peu fades, dommage ! Après ce repas, nous retournons à l’hôtel où il ne fait pas chaud.

Météo de la journée :
quand nous avons quitté l’hôtel le matin, nous étions dans un brouillard bien dense (en fait, nous étions dans les nuages). Il y avait plein de condensation sur le pare-brise de la voiture et seulement 13 °C étaient affichés au tableau de bord. Le fort vent qui a aussi soufflé toute la nuit, a ensuite dégagé les nuages et le ciel bleu est revenu entre quelques passages nuageux (la forêt des nuages n’était donc pas tout le temps dans les nuages).
Samedi 21 mars : Gros bouchon !
A 7 heures et demie du matin, nous prenons le petit-déjeuner, toujours aussi bon (et nous sommes toujours aussi seuls dans la salle à manger), et nous quittons l’hôtel vers 8 heures. Une longue, voire une très longue journée de route nous attend aujourd’hui. Nous craignions de rencontrer de gros bouchons à Tarcoles mais c’est bien avant que nous perdons beaucoup de temps, sur la route n° 1. Un gros chantier d’élargissement de la route nous ralentit pendant un très long moment.
Plus loin, au croisement entre la route n° 27 et la n° 34, nous sommes surpris par une barrière de péage : 210 colónes costariciens à débourser, soit grosso-modo 50 centimes d’euro. Le problème est que nous ne l’avions pas prévu et qu’il faut trouver un petit billet en catastrophe, ou du moins, le plus petit billet possible. Le guichetier nous rend alors plein de (jolies) pièces de monnaie qui tombent sur le plancher de la voiture. Tant pis, nous les chercherons quand nous arriverons à l’hôtel.
Quelques instants plus tard, Anne-Marie nous fait une grosse frayeur : elle nous trouve plus sa carte bancaire ! L’a-t-elle oublié à l’hôtel ce matin ? La carte est-elle dans un des sacs dans le coffre de la voiture ? Impossible de savoir car nous ne pouvons pas nous arrêter à cause des travaux au bord de la route qui interdisent alors tout stationnement. Néanmoins, dès qu’un dégagement au bord de la route nous permet de nous stationner, le coup de frein que donne Christophe pour arrêter la voiture, fait ressortir de sous le siège passager l’étui de la carte bancaire d’Anne-Marie. Ouf !!! La carte bancaire était tombée sur le plancher de la voiture lorsqu’Anne-Marie a cherché un billet pour le péage.
Finalement, à Tarcoles, les travaux sur le pont ne génèrent qu’un léger ralentissement. Nous aurions presque pu faire l’excursion aux crocodiles mais deux points nous chagrinent : 1- "Google Maps" (nous avons abandonné Waze ce matin car cette application n’arrivait pas à nous localiser correctement à Monteverde) indique que nous allons rencontrer d’autres bouchons par la suite et 2- nous avons des sacs sur la banquette arrière qu’il faudrait ranger dans le coffre de la voiture, devant plein de gens. Nous passons donc notre route sans même prendre le temps d’observer ces gros reptiles depuis le pont qui est réouvert aux piétons, ce qui est un peu dommage car nous n’avons finalement pas eu d’autres gros bouchons par la suite. Néanmoins, nous nous arrêtons tout de même un petit quart d’heure à la sortie de Jacó pour nous reposer un peu et profiter d’un point de vue sur la baie.


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