



Lundi 10 novembre : (suite & fin)
Le site de la plongée de 14 heures est la Crique Abricot. On nous demande si nous voulons plonger sur les Jorasses et dans ce cas, il nous faudrait attendre que les moniteurs finissent leurs baptêmes pour en suivre un qui nous montrera la direction à suivre, mais nous préférons y aller sans attendre, en autonomie. Nous partons donc tranquillement par une quinzaine de mètres de fond vers la Pointe Lézarde que nous avons dû presque rejoindre car au retour, nous sommes passés sous un gros catamaran qui mouillait au niveau de la Grotte aux Couleurs. Observations : un banc de sardes grises assez impressionnant, des petits bancs de grogneurs à petite bouche, des crevettes du Yucatan et des crevettes de Thor dans des anémones, un petit diodon, un poisson ange français en pleine transition entre sa livrée de juvénile et celle d’adulte, une serpentine, une mue (ou une carcasse) de langouste, des gros poissons porcs-épics peu farouches, etc... De retour à proximité du bateau, nous regardons où passe Léa qui nous avait promis des lièvres de mer au fond de la Crique Abricot mais elle n’en trouve pas.
Après la plongée, nous rentrons bien évidement à Mapou pour le rituel devenu habituel : rincer le matériel photo, remettre à charger les batteries et se préparer à manger. Ce soir, Miss Ti’gris ne vient pas nous voir. Seule sa sœur, noire et blanche, que nous avons surnommée la Noiraude, assez craintive, vient quémander de la nourriture !

Météo de la journée :
grosses averses durant la nuit mais journée plutôt ensoleillée et chaude avec quelques passages nuageux (ce qui est normal, sinon nous ne serions pas sous les tropiques).

Poisson ange français
Mardi 11 novembre : Jardin de Balata !
Nous quittons Mapou vers 8 heures et demie du matin et nous prenons la direction du jardin de Balata, situé au-dessus de Fort-de-France, en passant préalablement par le Diamant où nous nous arrêtons quelques instants pour jouir du point de vue vers le Rocher. Ce matin, il y a encore pleins de cyclistes suivis par des voitures sur la route. Nous ne savons toujours pas s’il s’agit de courses.... Après Fort-de-France, la route grimpe sec dans la montagne et après de nombreux virages et épingles, nous arrivons enfin au jardin de Balata vers 10 heures du matin (passées de quelques minutes). Le premier parking du site est complet mais il reste encore des places sur le second parking situé en contre-bas du premier. Cependant, quand nous repartons du jardin une bonne heure plus tard, les deux parkings sont pleins et, avec les bus et les taxis qui déposent en nombre les touristes devant l'entrée du jardin, c’est même un sacré bordel qui sévit autour des parkings. Moralité : il ne faut pas visiter trop tard ce jardin (on oublie donc la grasse matinée après la soirée festive).
Après une petite attente à la caisse, nous restons un bon moment à tenter de photographier des colibris qui virevoltent autour des trois mangeoires disposées sous une varangue. Nous faisons ensuite le tour du jardin, entre les nombreux massifs de fleurs, la bambouseraie, la palmeraie, les marres à poissons où poussent les nénuphars et le parcours aérien suspendu dans la canopée par lequel nous clôturons la visite. Le jardin est vraiment très bien, c’est une visite incontournable en Martinique (nous l’avions déjà visité en 2006 mais ça valait largement le coup d’y revenir, car il a bien changé en presque 20 ans).
Nous reprenons ensuite la route pour rejoindre St-Pierre en passant par Morne-Rouge et donc par une route de montagne sinueuse. De plus, il nous faut suivre un bus d’une cinquantaine de passagers dont le chauffeur doit klaxonner avant chaque virage serré, pour signaler sa présence sur la voie opposée. Heureusement, le chauffeur la joue à la néo-zélandaise en se garant sur le côté pour permettre à la longue file de voitures le suivant de le dépasser mais, malheureusement, nous ne tardons pas à arriver derrière un autre bus. Au niveau du pont qui traverse la rivière Alma, nous sommes surpris par la quantité de touristes qui s’agglutinent autour de celui-ci. Etrange qu’une activité de randonnée attire tant de touristes ?


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