



Samedi 28 mars : 3.000 mètres & 11 °C !
Après une mauvaise nuit (parce que nous étions inquiets à propos de l’heure du bateau pour retourner à Sierpe), nous nous rendons au restaurant à 6 heures un quart pour le petit-déjeuner (sacs photo sur le dos). Par chance, nous pouvons déjà déjeuner, ce qui nous rassure un peu. A 6 heures et demie, pendant que Christophe redescend à la chambre pour sortir le dernier sac qu’un employé de l’hôtel vient chercher avec un véhicule, Anne-Marie passe régler notre note à la réception (ils nous avaient compté deux fois deux repas par erreur car ils étaient déjà compris dans la réservation). Une personne envoyée par "Picolina Tours" était déjà là pour nous amener au bateau : tout était bien prévu, nous avons stressé pour rien !
Nous arrivons même bien en avance sur la plage pour l’embarquement. Le sac qui va voyager dans la cale est alors posé sur une bâche étendue sur la plage et nous attendons près d’un carbet où se tient le briefing d’une sortie PMT et plongée (nous serions bien restés). A 7 heures et demie, nous embarquons et nous nous asseyons vers l'arrière du bateau pour éviter les secousses durant la navigation. Il y a pas mal de monde mais finalement, nous avons le banc prévu pour trois passagers rien que pour nous deux (sinon nous aurions été bien serrés sur ce banc). Nous arrivons à Sierpe à 8 heures et demie et, pendant qu’Anne-Marie attend avec les bagages près des locaux de la "Perla del Sur", Christophe passe récupérer la voiture et payer les 10.500 colónes costariciens de stationnement.
Nous mettons alors le cap sur notre prochain hôtel, le "Trogon Lodge", à "San Gerardo de Dota". Le GPS nous propose deux routes : une passant par l’intérieur du pays, par les montagnes et les nuages, et l’autre par la côte pour remonter jusqu’à Dominicalito avant de bifurquer vers l’est pour rejoindre les montagnes. Même si cette seconde option nous fait repasser par une route que nous avons déjà empruntée (passant par Ojochal et Uvita), nous la choisissons car elle nous évitera peut-être pas mal de virages.
Après avoir bifurqué à Dominicalito, la route devient bien plus sinueuse et grimpe sérieusement, ce qui engendre des bouchons et gros ralentissements à cause des camions qui avancent au ralenti dans les montées. Parfois, une troisième voie s’ouvre sur la droite. Nous imaginons qu’elle est destinée aux véhicules lents mais rares sont les camions et les voitures s’y engageant. Enfin, pas si rare que ça pour les voitures car certains conducteurs l’utilisent pour doubler par la droite la longue file de voitures formées derrière les camions. C’est assez surprenant !
Cela dit, quand un camion s’y engage, la file de voitures le doublant (par la gauche) est si longue, que lorsque cette voie de droite se termine par un "céder le passage", le camionneur n’a d’autre solution que forcer le passage s’il ne veut pas attendre des heures. Christophe se fait d’ailleurs avoir car il ne pensait pas que le camion allait se rabattre de force et il n’a eu d’autre choix que de finir de le doubler en débordant sur la voie opposée, en plein virage sans visibilité sur ce qui arrivait en face. Nous avons eu bien peur mais ça s’est finalement bien passé.
Cela dit, quand nous bifurquons sur la route qui descend dans la vallée encaissée de "San Gerardo de Dota", nous n’en menons pas plus large car, justement, la route est étroite, présentant parfois des passages à une seule voie, avec la falaise d’un côté et le précipice de l’autre. Heureusement qu’elle est goudronnée car une piste nous aurait fait encore plus peur. Nous sommes donc rassurés quand nous arrivons sur le parking de l’hôtel. Toutefois, nous ne sommes pas tout à fait rassurés pour demain, quand il nous faudra remonter de 2.400 m d’altitude, celle de l’hôtel, à 3.000 m, l’altitude de la route principale au niveau de la bifurcation. Aurons-nous alors assez d’essence ? Au niveau de la dernière station-service que nous avons croisée, une trentaine de kilomètres auparavant, le réservoir était encore au-dessus de la moitié (depuis la Nouvelle-Zélande, nous avons adopté comme règle en "terra incognita" de refaire le plein dès que nous passons sous la moitié du réservoir), mais arrivé au "Trogon Lodge", l’aiguille est maintenant bien descendue sous la moitié et nous imaginons que la consommation d’essence va être importante lors de la remontée ! Pire : la plus proche station-service se site à 34 km de l’hôtel, soit 44 minutes de route : ça serait vraiment con de tomber en panne d’essence demain, alors que nous devons reprendre l’avion le soir ! Pire encore : nous ne captons pas de réseau GSM dans la vallée, nous ne pourrons même pas appeler quelqu'un si nous tombons en panne d'essence...



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