L’aventure culinaire...

Publié le 4-Avril-2020, par Christophe.

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Tiens, ça fait longtemps que je n’ai plus disserté sur un sujet qui fait la réputation de ce blog auprès de Google, c’est-à-dire le steak-frites ! Bien évidemment, je ne fais pas l’éloge de ce plat, surtout quand il s’agit de frites bien grasses, cuites dans une huile qui aurait dû être changée 20 fois et qui accompagnent un morceau de bifteck de vache de réforme, cuit (voire quasiment frit) à la poêle à grand renfort de matières grasses (alors qu’avec une entrecôte grillée de bonne qualité, bien persillée, le steak-frites passe déjà mieux, surtout si on remplace les frites par une pomme de terre au four en robe des champs avec de la crème fraîche et de la ciboulette). Cela dit, il y a bien pire : le hamburger-frites des grandes chaînes de restauration rapide avec lequel on est certain de l’absence de bonne viande de bœuf dans le simili steak haché glissé entre les deux morceaux d’«aggloméré de farine & d’autres substance» qu’ils osent appeler pain... Et dire que le hamburger est devenu l’icône utilisée par de nombreux sites internet pour référencer ou indiquer tous types de restaurants, c’est quand-même l’horreur, non ? Après, chacun fait ce qui lui plait et donc libre à chacun de s’intoxiquer comme il veut, mais je dois avouer que ça m’horripile lorsque j’entends des Français en voyage, dirent qu’ils se sont rabattus sur des valeurs sûres en allant manger un hamburger d’une célèbre chaîne de «fast food» internationale d’origine américaine (notons tout de même qu’il peut exister de bons hamburgers, mais pas ceux des chaînes de «fast food» ; cependant, il faut avouer que ce n’est pas facile de manger avec les mains, une pomme de terre au four en robe des champs avec de la crème fraîche et de la ciboulette ;-)).

Comme le steak-frites et le hamburger-frites ne doivent pas être les plats permettant à un Français de survivre à l’étranger, voici une liste de délicieux plats, incontournables (quand ils n’ont pas été cuisinés pour des touristes, car j’ai malheureusement déjà mangé aux Antilles des colombos sans la moindre trace de poudre de colombo pour satisfaire les palais atrophiés des bouffeurs de hamburgers) dont devraient se régaler les touristes lorsqu’ils visitent les pays de mon «top 15» (très peu objectif) de la gastronomie mondiale (au passage, en parlant de gastronomie, je parle bien évidemment de plats traditionnels de tous les jours, ou presque, pas de plats de restaurants étoilés où leurs chefs prennent un malin plaisir à déposer trois grains de poivre à la pince à épiler sur un petit morceau de foie gras de 0.5 mm de d’épaisseur et de 2 mm de long) !

Top # 15 : Chine

En fait, on devrait dire les cuisines chinoises car cet immense pays possède plusieurs cuisines régionales : entre le nord et le sud, la côte, le désert ou les montagnes, les produits utilisés ne sont pas les mêmes. Puis, il ne faut pas oublier que la cuisine chinoise a influencé les cuisines de nombreux pays asiatiques mais aussi la cuisine italienne...

➔ Mian : terme qui semble regrouper la grande variété de nouilles de blé, fabriquées en Chine. Préparées sautées ou en soupe (moins grasses mais pas spécialement facile à manger avec des baguettes), ressemblant à des spaghettis plus ou moins épais ou des tagliatelles, les nouilles chinoises sont souvent délicieuses.

➔ Shaomai : des raviolis vapeurs, farci de viande ou de légumes. Ceux que nous avons mangé à Datong, nous laisserons un souvenir inoubliable, ils étaient excellents ! En tous cas, les raviolis sont une valeur sûre en Chine (avec les jiaozi ou les wontons, bouillis ou frits, autres déclinaisons chinoises des raviolis à tremper dans du vinaigre de riz noir).

➔ Roujiamo : ça ressemble à un hamburger, c’est-à-dire un pain garni de viande hachée (comme de la viande de mouton cuite dans un bouillon épicé), avec du piment (la cuisine chinoise est très pimentée). C’est délicieux (contrairement aux hamburgers de chaînes de «fast food»).

Top # 14 : Argentine

Le pays de la viande de bœuf (mais le bœuf n’est pas découpé comme en Europe où par exemple, nous n’avons pas l’équivalent du délicieux «bife de chorizo») ou d’agneau, qui est généralement grillée au feu de bois... La cuisine argentine est influencée par plusieurs cuisines d’Europe comme la française ou l’italienne, mais on y retrouve plus souvent des influences espagnoles !

➔ Empanada : un petit chausson farci de viande haché (bœuf, poulet, etc...) avec des oignons ou du fromage., cuit au four ou frit (c’est alors un peu gras, mais justement, c’est moins sec). C’est vraiment très bon pour manger sur le pouce.

➔ Parillada : un assortiment de morceaux de viande grillée (steak, saucisses, abats, etc...). Généralement, dans les restaurants argentins, on apporte la viande sur un petit brasero où le client peut donc la faire cuire comme il veut.

➔ «Asado de cordero patagonico al palo» : encore de la viande grillée mais cette fois-ci, c’est un agneau (de Patagonie) entier, empalé sur une tige en forme de croix, penchée au-dessus d’un feu de bois.

Top # 13 : Louisiane - USA

Mélange de plusieurs influences (française, espagnole et africaine), la cuisine cajun et créole de Louisiane (qui dépasse haut la main les hamburgers-frites consommés à foison dans le reste du pays) est pleine de saveurs, épicée mais pas trop pimentée (attention toutefois à quelques plats).

➔ Gombo : le nom du plat vient du légume, le gombo, utilisé dans la recette de cette soupe épaisse composée de différents ingrédients variés.

➔ Jambalaya : pour faire simple, c’est la paella de Louisiane (la Nouvelle-Orléans a été hispanique pendant plusieurs années), avec du riz, de la saucisse, du poulet, du poivron, des tomates, etc... C’est très, très bon !

➔ «Crawfish étouffée» : des écrevisses des bayous, cuit à l’étouffé (dans un bouillon) avec des épices, des oignons, du poivron et de la sauce tomate. C’est délicieux, le meilleur plat que nous ayons goûté en Louisiane.

Top # 12 : Yucatan - Mexique

La cuisine du Mexique a certes été influencée par la cuisine espagnole mais du fait de nombreux plats à base de tortillas, c'est-à-dire les crêpes de maïs utilisées bien avant l’arrivée des conquistadors (et non pas l’omelette espagnole), et de nombreux autres produits locaux, elle a sa propre identité. Elle est parfois pimentée, mais pas autant que la cuisine tex-mex des Américains (au fait, le «chili con carne» n’est ni mexicain, ni chilien).

➔ Guacamole : de la purée d’avocats (tropicaux) avec du jus de citron vert et des épices, que l’on mange avec des chips de tortillas triangulaires. D’accord, ce n’est pas vraiment un plat, mais qu’est-ce que c’est bon à l’apéro, avec une «tequila sunrise» ;-).

➔ «Enchiladas & quesadillas» : deux délicieuses spécialités mexicaines de tortillas garnies... Dans les quesadillas, il y a du fromage (d’où son nom), entre autres garnitures, et de la sauce pimentée, rouge ou verte, dans les enchiladas.

➔ «Cochinita pibil» : du porc mariné dans du jus d’orange amère, cuit dans des feuilles de bananier... C’est vraiment délicieux !

Top # 11 : Japon

La cuisine japonaise, mondialement connue pour ses sushis et ses nouilles (udon et soba), ne comprend pas que ces plats et heureusement (j’aime beaucoup les sushis, mais seulement au Japon car ceux que l’on mange en France, ou ailleurs, ne sont pas aussi bons). A titre anecdotique, la cuisine japonaise comprend toute une déclinaison de sauces soja, plus ou moins épaisses, bien spécifiques à chaque plat (on n’utilise pas n’importe quelle sauce soja sur n’importe quel plat) !

➔ Sashimi : c’est juste du poisson (thon, saumon, daurade, maquereau, etc..), de la seiche ou de la coquille St Jacques, cru (même pas mariné dans du jus de citron ou autre préparation), découpé en fines tranches à tremper dans la bonne variété de sauce soja au moment de le manger. Et c’est très bon en plus !

➔ Tempura : des beignets de crevettes, par exemple, mais il peut y avoir des beignets de calamars ou de légumes (l’origine de ce plat japonais serait portugaise). Beignets à tremper dans la bonne variété de sauce soja (qui n’est pas la sauce à sashimi, bien évidemment).

➔ Okonomiyaki : c’est une «crêpe» faite de pâte (à crêpe particulière), de choux chinois et de pleins d’autres ingrédienƒ◊ts, au choix, comme par exemple du lard fumé, des noix de pétoncle ou des crevettes, cuite sur une plancha et à recouvrir de la sauce soja bien épaisse qui va bien et de copeaux de bonite séchée. C’est excellent !

Top # 10 : Bali

La cuisine balinaise, d’influence asiatique et indienne, partage forcément de nombreux plats avec la cuisine indonésienne (sauf, forcément, les plats à base de porc). La découverte de cette cuisine, subtilement parfumée et épicée, lors d’un voyage plongée, a été l’un des points forts de ce voyage.

➔ «Babi guling» : du cochon de lait rôti à la broche, dont la peau devient toute craquante et un peu caramélisée. C'est très bon (bien que certains morceaux soient un peu gras).

➔ Satay (ou sate) : des petites brochettes de viande (bœuf, poulet, crevette, etc...) cuites sur la braise, à tremper dans une délicieuse sauce éponyme, à base de cacahouètes, un régal !

➔ «Nasi goreng» & «mie goreng» : respectivement, du riz sauté (même si la traduction exacte est «riz frit») et nouilles sautées, préparé(es) avec de l’ail, des oignons, des petits morceaux de viande (poulet, crevettes ou bœuf), du piment (un tout petit peu), des œufs... C’est vraiment très, très bon, surtout le «mie goreng» !

Top # 9 : Pérou

La cuisine péruvienne est très variée (le pays possède un large littoral, une partie de hautes montagneuses et une partie amazonienne, tropicale et humide : la diversité des ingrédients utilisés dans la cuisine péruvienne est donc importante) mais elle est surtout délicieuse ! Elle a quelque peu été influencée par la cuisine espagnole mais ce sont plutôt les produits cultivés par les Incas qui ont influencé la cuisine mondiale qui ne sait plus, par exemple, se passer des pommes de terre (mais pour le cochon d’Inde, il n’y a qu’au Pérou que l’on en mange ;-)).

➔ «Palta a la reina» : un avocat tropical garni d’une farce au poulet et poivron (avec de la mayonnaise). C’est simple mais délicieux !

➔ «Aji de gallina» : un ragoût de poulet et de pommes de terre, avec une sauce à base de poivrons jaunes (doux). C’est vraiment très, très bon.

➔ «Ceviche mixto» : du poisson et des fruits de mer marinés dans du jus de citron avec des oignons et beaucoup de piment (les Péruviens ont l’habitude de le manger très pimenté, faites très attention). Le ceviche péruvien est généralement servi avec de la patate douce et du maïs blanc à gros grains.

Top # 8 : Viêt Nam

D’après les Vietnamiens, la cuisine vietnamienne est bien meilleure que la cuisine chinoise, ce que nous pouvons confirmer (la cuisine chinoise n’est pas mauvaise, loin de là, mais elle est souvent un peu grasse et très pimentée). Toutefois, on peut retrouver de très nombreuses similitudes entre la cuisine chinoise et la vietnamienne mais cette dernière a tout de même sa propre identité, comme par exemple, du fait de l’utilisation de la sauce «nuoc-mâm», une sauce à base de poissons fermentés, là où la cuisine chinoise utilisera du vinaigre noir de riz et la cuisine japonaise, des sauces soja.

➔ Phô : la soupe traditionnelle composée d’un bouillon épicée, de nouilles, de petits morceaux de viande, c’est très bon au petit-déjeuner ;-).

➔ Nem rán (des nems) : une spécialité 100 % vietnamienne (même si à Bali, on peut retrouver une déclinaison des nems vietnamiens, le lumpia), c’est une farce composée de viande hachée (du porc), de carottes râpées, de vermicelles de soja, roulée dans un une galette de riz. Ces rouleaux sont frits mais ils ne sont pas trop gras quand c’est bien cuisiné.

➔ Calamar grillé, fourré de bâtonnets de citronnelle : je n’ai pas le nom exact de ce plat que nous avons mangé le soir de notre arrivée au Viêt Nam mais ce plat, tout simple (juste des calamars ou des encornets grillés, dans lesquels ont été préalablement introduits des batônnets de citronnelle), était délicieux !

Top # 7 : Portugal

La cuisine portugaise pourrait être qualifiée de cuisine méditerranéenne tournée vers l’Atlantique et les pommes de terre, car on y retrouve beaucoup de similitudes avec la cuisine espagnole, voire même italienne, mais l’utilisation de poissons pêchés en Atlantique comme le cabillaud (c'est-à-dire la morue), préparés avec des pommes de terre, y est bien plus courante qu’en Espagne. Notons que côté pâtisserie, la gastronomie portugaise se classerait en première place de ce «top 15», grâce à ces «pastéis de Belém » et autres «queijadas de Sintra» !

➔ «Pastéis de bacalhau» : des croquettes de morue à la portugaise, qui ressemblent aux accras de morue antillais, mais au lieu de pâte à beignet, ces croquettes sont composées de purée de pomme de terre. C’est presque aussi bon que les accras antillais, c’est peu dire !

➔ «Bacalhau à Brás» : encore un plat à base de morue et de pommes de terre. Ca pourrait presque ressembler à une brandade de morue sauf qu’il ne s’agit pas de purée de pomme de terre, mais de petits batônnets de pommes de terre (mais ce plat n’est pas gratiné).

➔ Cataplana : c’est d’une certaine manière un tajine de fruits de mer et/ou de poissons, avec des tomates, du bouillon, mijoté dans une cocotte particulière en cuivre qui a donné son nom au plat. C’est très, très bon !

Top # 6 : Croatie

La cuisine croate a été influencée par celle de Venise qui régnait en maître sur l’Adriatique, mais aussi par ses voisins serbes et bosniaques où l’on retrouve des influences turques ou d’Europe de l’est (l’empire ottoman et l’empire austro-hongrois se sont longtemps affrontés pour dominer les Balkans). On y retrouve beaucoup de viandes ou de poissons grillés, mais aussi des plats en sauce, bien évidemment délicieux.

➔ Cevapčići : des petits batônnets de viande hachée (bœuf et agneau) avec des oignons et des épices, grillés, généralement servis dans un pain plat, avec des oignons frais et du fromage frais (et des frites...). Oui, ça pourrait presque faire penser à un hamburger, mais c’est bien meilleur qu’un hamburger de «fast food» américain !

➔ «Skampi na buzaru» : langoustines à la buzara, c’est-à-dire avec une sauce à base de tomate, d’ail et de croûtons de pain, inutile de préciser que c’est très bon !

➔ «Crni rižoto» : un risotto à l’encre de seiche, avec des morceaux de seiche, c’est délicieux de chez délicieux ! A noter que la déclinaison «spaghettis à l’encre de seiche» est tout aussi bonne.

Dans un mois, la suite avec de cet alléchant «top 15» qui sera donc un «top 5»...

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