Un peu de souplesse, que diable !

Publié le 24-Août-2013, par Christophe.

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Pour voyager quelques jours ou quelques semaines (ce qui sous-entend un déplacement en avion, en voiture ou à l'aide de tout autre moyen de locomotion), il faut prévoir un contenant où l'on peut mettre quelques vêtements de rechange et des affaires de toilette. Alors que faut-il utiliser de préférence : une valise rigide, un sac souple ou un sac à dos ? Comme d'habitude, je ne peux vous conseiller la solution qui s'adaptera parfaitement à votre cas, mais voilà au moins, notre retour d'expérience.

Tout d'abord, analysez bien vos besoins qui dépendent du type de voyage que vous faites (habituellement ou pas) : séjour en «all inclusive» sans bouger du transat au bord de la piscine, voyage organisé en bus où il y a de la place en soute, voyage en voiture style Fiat Panda, randonnée pédestre ou chamelière, etc... Une fois que vous avez réfléchi à cela, passez aux paragraphes suivants ;-).

Si vous prenez l'avion, il faut savoir que la plupart des compagnies aériennes européennes et régulières (les compagnies charters et «low cost» ont des règles à part, souvent très restrictives, donc regardez bien les conditions sur leurs sites internet avant le départ ; ce conseil est de toute façon valide quelque soit la compagnie aérienne) limitent la franchise bagage en classe économique à un seul bagage de 23 kg (ou 50 livres) maximum par passager. Ce poids est facilement atteint avec un sac d'un 80 cm x 35 cm x 35 cm rempli de vêtements bien tassés et d'une trousse de toilette avec un grand flacon de gel douche et un flacon de shampoing. Pour les plongeurs, une paire de palmes, une stab standard, un détendeur avec octopus et une combinaison intégrale de 3 mm, on arrive déjà dans les 20 kg. Les énormes valises sont donc à bannir car elles offrent plus de place que nécessaire (on pourrait y mettre bien plus que 23 kg) mais surtout, elles sont déjà lourdes (à vide) et amputent sérieusement sur le forfait de 23 kg à elles seules. Si vous êtes psycho-maniaque du repassage et que vous avez peur de froisser vos vêtements dans une valise trop petite, le mieux est de ne pas voyager et de vous offrir à la place une nouvelle centrale vapeur ;-).

Ensuite, si vous voyagez en voiture en itinérant, du style quitter un hébergement le matin, visiter de quelconques monuments ou sites naturels dans la journée et arriver dans un nouvel hébergement le soir, la prudence vous impose de ne rien laisser de visible à l'intérieur de la voiture, tout doit être caché dans le coffre de la voiture ! Donc, si vous avez réservé une voiture de location de catégorie A et que vous récupérez une Fiat Panda, le coffre fait (environ) 1 m x 55 cm x 45 cm : comment allez vous faire rentrer votre valise rigide de plus d'un mètre de long dans ce coffre ? J'ai pris l'exemple de la Fiat Panda mais si vous avez réellement cette voiture, vous aurez encore de la chance car son coffre est relativement assez grand, ce qui n'est pas le cas d'autres voitures, même des plus grosses. Autre exemple : imaginons que vous avez loué un (petit) camping-car ou que vous faites une croisière en voilier où la place est comptée. Une fois que vous avez rangé le contenu de votre valise rigide dans les placards du camping-car ou du voilier, que faites-vous de la valise rigide qui prend toujours la même place pleine ou vide ?

Notre expérience tend à prouver que les sacs souples sont préférables pour un voyage : il finira bien par se caser dans le coffre de la voiture ou il se rangera tout plat au fond d'un placard ! La question légitime que l'on peut se poser est : quid du sac souple et de son contenu pour le transport aérien ? Il est évident que si on place une bouteille en verre juste contre la paroi du sac, c'est qu'on tenait absolument à imprégner ses vêtements avec le contenu de la bouteille. Pour éviter cela, il suffit de mettre ce qui est le plus fragile au milieu du sac, entouré de vêtements ou de serviettes de toilette par exemple, ceux-ci absorberont suffisamment les chocs, même les plus rudes. Bien évidemment, les vêtements protégeront les objets fragiles des chocs mais pas du poids de quelques bagages posés au dessus de votre sac. Si une bouteille en verre peut tenir la pression sans problème, ça ne sera pas le cas de la voiture faite par un artisan malgache en canettes de soda récupérées (qui risque alors de ressembler à une compression de César après le voyage, ce qui peut avoir du style). Mais là, je n'ai pas de formule miracle : la voiture en canettes de soda reste malheureusement chez l'artisan !

Là où ça craint vraiment en voyage en avion, c'est pour le sac lui-même et en particulier les anses et les poignées qui seront manipulées sans ménagement. Vous faites bien attention de prendre les deux poignées en même temps pour soulever votre sac ? Ca ne sera certainement pas le cas des manutentionnaires aéroportuaires ! Donc, si vous avez acheté un sac où les coutures des poignées sur la paroi du sac sont trop petites (5 cm par exemple), vous risquez d'avoir un sac avec une poignée déchirée à l'arrivée. Il faut que les sangles et les poignées soient cousues au sac sur plusieurs dizaines de centimètres, voire même faire le tour complet du sac. La toile du sac doit être bien épaisse et les coutures doivent être suffisamment éloignées du bord du tissu (de quelques millimètres et non pas de quelques micromètres comme certains produits qui ne gardent pas la forme trop longtemps). Les fermetures éclairs doivent être à toute épreuve (autre maillon faible des sacs de voyage) et si possible bien protégées par un rabat. Vous pouvez bien évidement faire l'impasse sur ces conseils, vous dire que pour le prix d'un sac à 80 euros, on peut en avoir 4 à 20 euros et donc en changer quand il est déchiré... Sauf que si cela se produit au mauvais moment, vous risquez de vous retrouver avec vos caleçons ou petites culottes étalés sur le tapis de livraison des bagages à l'aéroport. Bien sûr, vous pouvez demander des dédommagements à la compagnie aérienne, sauf que si vous avez perdu des affaires sur le vol aller, vous risquez aussi de perdre du temps sur votre voyage pour racheter les objets perdus et pour remplir les demandes d'indemnisation (ce qui est toujours pénible à faire après un vol d'une dizaine d'heures ou plus). Enfin comme diraient Chevalier et Laspales, c'est vous qui voyez, il y en a qui ont essayé !

Concernant les sacs à dos : ça semble pratique de pouvoir transporter son sac tout en ayant les mains libres. Mais en fait, c'est assez galère car on se retrouve avec un gros sac à dos en soute et un petit sac à dos pour le bagage cabine (si on pousse le raisonnement à fond), il faut donc mettre le gros sur le dos, le petit sur le ventre ou le tenir à la main et ce n'est pas ce que l'on fait de mieux. En plus, pour prendre un bus avec un tel harnachement, soit on éborgne toutes les personnes qui sont derrière soi, ou soit on pose le sac à dos et les autres passagers du bus piétinent les sangles et peuvent éventuellement casser les attaches. Ne pas oublier qu'un sac à dos avec des sangles partout, ce n'est pas ce que l'on fait de mieux pour un bagage en soute : il y a fort à parier que les sangles se feront un malin plaisir d'aller se coincer quelques part dans la machinerie de transport des bagages des aéroports. Il faut donc prévoir un sur-sac pour le transport aérien, donc quelques centaines de grammes en plus. Sauf si on fait de la randonnée avec portage, le gros sac à dos n'est pas vraiment une bonne idée pour partir en voyage. Comme nous partons très rarement en «grande» randonnée, nous avons fini par acheter un sac standard pour le bagage en soute et un petit sac à dos (25 litres, c'est déjà assez grand) pour le bagage cabine (pour transporter les choses de valeurs comme un appareil photo) que l'on pourra réellement donc mettre à dos pour avoir les mains libres tout en le conservant au plus près de soi.

La valise cabine rigide ne nous semble pas pratique du tout car il y a toujours des avions (CRJ-700 / 900 ou E-190, par exemple) où le coffre au dessus du siège n'est pas assez grand. En plus, si on tombe sur la sortie de secours, on ne peut pas glisser cette valise sous le siège devant soi. Il faut donc prendre la place de deux personnes, ce qui n'est pas sympa pour les autres. C'est d'ailleurs dans la catégorie antipathique que je classe généralement les personnes ayant une valise cabine rigide car certaines brutes profitent de la rigidité de leur valise pour forcer comme des malades pour la faire rentrer dans le coffre à bagage (ce qui me rend malade s'il y a mon sac photo à côté).

Passons maintenant au verrouillage des sacs pour les bagages en soute : pour un vol vers les Etats-Unis, il faut que les douanes américaines puissent ouvrir le sac, donc qu'il soit équipé d'un cadenas «TSA» pour lequel ils ont un pass (sinon, ils ouvrent quand même le sac, en explosant le cadenas, ils ne se gênent pas). Sincèrement, ça m'ennuie un peu car un jour les voleurs dans les aéroports auront ce pass, donc autant ne rien mettre. Depuis, je suis le conseil d'un ami qui utilise des colliers en plastique (disponible au rayon bricolage) pour fermer les sacs : l'avantage, c'est que si quelqu'un a ouvert le sac, ça se voit tout de suite car il a dû couper le collier. D'ailleurs, à ce sujet, il faut aussi pouvoir disposer de quelque chose pour couper les colliers à l'arrivée : si la paire de ciseaux est à l'intérieur du sac verrouillé par le collier en plastique, ce n'est pas la meilleure idée qu'il soit.

En conclusion, soyez souple ! Ca sera mieux pour vous et pour les autres et vous aurez l'air plus sympathique (oui, c'est de la psychologie par la valise, c'est nouveau, ça vient de sortir). Au fait, pour vous éviter des surprises à l'embarquement de votre vol, pensez à acheter une franchise bagage supplémentaire auprès de votre compagnie aérienne à l'avance si cela est nécessaire : c'est moins cher de s'y prendre à l'avance qu'au dernier moment à l'aéroport. Et investissez dans un petit pèse-bagage (ça ressemble à une poignée équipée d'une petite sangle): ça coûte une vingtaine d'euros, soit même pas le prix d'une surcharge bagage de 2 kilos, et ça peut être vite rentabilisé !

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