Les 10 films à voir avant de partir en voyage...

Publié le 11-Avril-2015, par Christophe.

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BD films à voir 3

Voici les films qui font réfléchir à ce qu'est un voyage, avec la préparation avant le voyage, les tracasseries que l'on peut rencontrer pendant le voyage mais aussi, le plus important, ce que va nous apporter le voyage en rencontres, en découvertes ou en ouverture d'esprit, etc, etc... Et sans oublier l'aspect environnemental d'un voyage, ce qui n'est pas une mince affaire !

1- Commençons donc par le commencement avec «Là-haut !», l'excellent dessin animé de Pixar :

Bien sûr, il n'est pas question d'attacher des ballons de baudruche à sa maison, mais il est question du rêve de voyage que l'on a depuis l'enfance, rêve que l'on aura peut-être bien du mal à concrétiser, comme pour les premières minutes de ce film... N'attendez pas d'être mort et enterré pour concrétiser vos rêves d'enfant ! Et sachez aussi que le funeste statut de défunt peut arriver n'importe quand (ce que, bien évidemment, je ne vous souhaite absolument pas). Donc, n'attendez pas la retraite pour voyager, vous n'êtes pas sûr d'y arriver !

2- Et maintenant, noircissons le tableau avec «Le terminal» de Steven Spielberg (avec Tom Hanks) :

Avant de passer une frontière, j'ai toujours la crainte de finir comme Viktor Navorski, refoulé à la frontière pour raison administrative et errant dans l'aérogare... Cela ne s'est heureusement jamais produit mais le passage de frontière est toujours un moment de grand stress pour moi, parce que pour une raison administrative futile, un tampon qui ne va pas sur un passeport jugé caduque par une administration tatillonne (ce que savent bien faire les Etats-Unis), un rêve peut être brisé d'un coup !

3- «L'auberge espagnole» de Cédric Klapish :

Quand on part en voyage non organisé, il faut s'attendre à faire des rencontres avec l'autochtone mais aussi avec des ressortissants d'autres pays. On va découvrir d'autres modes de vie, d'autres coutumes, d'autres habitudes, etc... Puis, on va aussi apporter quelque chose à ceux que l'on va rencontrer, qui vous poseront des questions sur la France ou l'Europe... Un voyage est aussi un grand moment d'échange, ou pas !

4- «7 ans au Tibet» de Jean-Jacques Annaud :

Comme je disais, un voyage est un grand moment d'échange ou pas... Si vous débarquez avec pleins d'idées préconçues sur le pays visité, avec la certitude que la France est le plus beau pays du monde et que tout ce qui n'est pas fait comme en France, est mal fait, c'est certain que l'échange va être extrêmement limité ! Rares sont les étrangers qui vont supporter longtemps d'être traité d'«idiots vivant dans un pays où la stupidité est la devise nationale» (j'ai malheureusement croisé des Français pensant cela). Donc, en voyage, ouvrez votre esprit comme a fini par le faire cet alpiniste de l'Allemagne nazie (mais, attention, je ne compare pas la France à l'Allemagne nazie, enfin, pas encore :-$) !

5- «La guerre du feu» de Jean-Jacques Annaud :

Etonnant comme choix de film mais pourtant, celui-ci, ne brillant pas spécialement pour ces dialogues («âtre !»), raconte bien un voyage initiatique : ces guerriers partis rechercher le feu, découvrant au contact d'autres peuplades le moyen de l'allumer, de nouvelles armes (et zut, mauvais exemple) et de nouvelles positions (ce qui est bien mieux que les armes ;-)). D'accord, j'avais bien du mal à compléter ma liste de 10 films mais je trouve pourtant que ce film s'insère bien dans cette liste et résume bien une certaine philosophie du voyage : aller chercher une petite flamme ailleurs ;-).

6- «Into the wild» de Sean Penn :

J'ai parlé de rêves de voyage, le héros malheureux de ce film en avait plein et il en est mort (euh, désolé, si vous n'avez pas encore vu ce film car je viens de vous en révéler la fin). Et oui, la vie sauvage ne s'improvise pas et comme tout voyage dans n'importe quelle contrée, ça se prépare et ça s'organise un minimum, même un voyage organisé ! Et pour revenir à la vie sauvage : et oui, la plage peut être belle, la savane magnifique ou la forêt exceptionnelle, mais ce sont aussi les territoires des requins, des lions ou des ours... Donc avant de vous jeter à l'eau avec votre planche de surf, renseignez-vous sur la présence de bébêtes carnivores ? Et ne venez pas réclamer qu'on les éloigne (ou qu'on les tue) : si un randonneur venait à demander d'abattre les lions du Masaï-Mara pour marcher en toute sécurité dans ces savanes, vous en penseriez quoi ?

7- «La forêt d'émeraude» de John Bormann :

Ce film évoque pour moi une bonne raison de voyager sans plus attendre, parce que l'homme est en train de ravager la nature et que trouver des endroits de nature préservée, sera de plus en plus difficile dans les années qui viennent (d'accord, un voyage en avion pollue, mais je reviendrai sur ce point, et tourisme de masse rime rarement avec préservation de la nature). Au fait, vous n'avez peut-être pas l'impression de polluer avec votre tablette et votre compte Facebook, parce que l'énergie utilisée pour surfer sur internet est l'électricité ? Sauf qu'Internet est soi-disant plus énergivore que l'ensemble des vols commerciaux de la planète et que l'électricité n'est pas une source d'énergie primaire, ce qui signifie qu'il faut une autre source d'énergie pour la produire, comme du pétrole ou du charbon (extrêmement polluant). Le moyen le plus répandu aujourd'hui pour produire de l'électricité de manière la plus propre possible, est d'utiliser des barrages hydro-électriques qui ne sont pourtant pas sans impact sur la nature (et les hommes qui n'ont pas encore sombré dans la folie de la société de consommation à outrance), comme le rappelle ce magnifique film de John Bormann.

8- «Le dernier trappeur» de Nicolas Vannier :

C'est un peu l'antonyme du film précédent : il existe encore des endroits de la planète préservés de l'homme ou, du moins, de ceux vivant de la société de consommation à outrance ! Mais pour combien de temps encore ? Les territoires du Yukon risquent de connaître un avenir peu radieux si l'homme décide d'aller y exploiter le pétrole présent sous forme de sables bitumineux ! C'est toujours le grand dilemme : il faut de nombreuses heures de vol pour se rendre au Yukon depuis l'Europe et donc brûler de nombreux litres de kérosène peut-être distillé à partir des sables bitumineux du Yukon. Alors, faut-il alors renoncer au voyage au Yukon et regarder ce film de Nicolas Vannier en VOD, nécessitant l'utilisation de nombreux serveurs internet énergivores pour relayer les données de ce film jusque chez vous ? Malheureusement, je crois qu'il n'existe aucune réponse simple à cette question. Par contre, je pense qu'il vaut mieux partir pagayer sur le fleuve Yukon que partir picoler des mojitos dans un «all inclusive» en République Dominicaine : pour ces deux voyages, l'empreinte carbone doit être grosso-modo équivalente, mais les kilomètres en canoë sur le Yukon seront bien plus bénéfiques à votre santé ;-) (même si vous trinquez à votre santé avant d'ingurgiter les mojitos).

9- «Océans» de Jacques Perrin :

Voilà bien un des endroits les plus extraordinaires de la planète : le fond (et la surface) des océans qui occupe un peu plus de 70 % de la surface du globe (et qui risque d'en occuper un peu plus dans les prochaines décennies). Océans que l'homme souille sans vergogne, à l'image du continent de plastique qui flotte à la surface du Pacifique ! Et oui, on se focalise aujourd'hui sur la pollution au CO², au réchauffement climatique qui pourrait mettre notre économie à mal avec la montée des eaux, et donc porter atteinte à notre belle société de consommation qui rejette pourtant sans vergogne des tonnes de déchets plastiques dans les océans ! La télé HD acheté il y a 4 ans : il faut la jeter pour en acheter une «4K» (où le commun des mortels se contentera de visionner ses selfies pris avec son smartphone en «4K») ! La tablette : idem, il faut absolument la dernière sortie, avec l'écran soi-disant révolutionnaire... Normalement, ces objets devrait être recyclés mais pourquoi alors retrouve-t-on tant de déchets dans les océans ? Et encore, les continents de plastique ne sont que la partie immergée du problème, quid des métaux lourds et autres substances chimiques ?

10- Et pour finir, «Wall-E», l'excellent dessin animé de Pixar :

Pas question de voyage futuriste dans l'espace mais une nouvelle interrogation sur le fait que voyager pollue, comme n'importe quelle activité humaine, mais pas forcément plus que d'autres activités ! Je m'explique : prenons un individu X qui gagne une certaine somme d'argent par mois. Après avoir payé son loyer, son électricité, son chauffage, sa nourriture, etc, etc..., bref tout ce qui lui permettent de subvenir à son minimum vital, il lui reste une certaine somme d'argent, plus ou moins importante, qu'il pourra consacrer à ses loisirs ou à son confort. Il achètera, par exemple, chez «Buy Large», un nouveau canapé, une nouvelle télévision «4K», une tablette, une voiture, un vélo, etc... Pour la fabrication, l'utilisation, l'entretien et le futur recyclage (ou élimination des yeux des occidentaux) de ces produits, il a fallu, il faut et il faudra de l'énergie qui génère immanquablement des émissions de CO². Franchement, si on comptabilise toute cette pollution par rapport à celle générée lors d'un voyage que cette personne aurait pu s'offrir avec la même somme d'argent, je ne suis pas certain qu'elle ait moins pollué en ne voyageant pas ! Bien sûr, madame ou monsieur X pourrait être une ou un véritable esthète et donner intégralement l'argent qu'elle ou il aurait pu consacrer à ses loisirs à une association qui lutte contre la déforestation, par exemple... Ou mieux, madame ou monsieur X aurait pu aller voir son patron en lui demandant de diminuer son salaire et ses heures de travail en conséquence, afin de consacrer ces heures libérées à la méditation transcendantale en diminuant son rythme respiratoire. Ainsi, pendant ces heures de méditation, madame ou monsieur X ne sera pas au travail dernière un écran d'ordinateur ou devant une machine outil quelconque et diminuera encore plus ses émissions de CO² («travailler moins pour polluer moins», pas sûr que ce slogan soit bien apprécié au MEDEF ;-)) ! Franchement, vous en connaissez beaucoup des esthètes comme ça ?

En conclusion, si vous rêvez de voyager, faites-le sans attendre ! Quant à savoir si votre voyage est néfaste pour la planète que vous rêvez de découvrir : c'est à chacun de voir en son âme et conscience ! Bien sûr, le fait que les autres polluent n'est pas un prétexte pour polluer à son tour mais découvrir le monde de manière virtuel par internet, par exemple en visionnant les films cités précédemment, ne semble pas vraiment moins polluant que de prendre un billet d'avion. De toute façon, au diable les ayatollahs de divers bords, écologistes ou climato-sceptiques, venant nous dicter ce que l'on doit faire, ou pas. Que chacun ait son libre arbitre, en toute connaissance de cause des impacts et des répercutions des décisions qu'il prend ! Le problème vient justement du mot «connaissance» : on croit tous savoir tellement de choses mais la marche du monde n'est pas simple que ça...

PS : Je tiens d'ailleurs à souligner que j'ai posé beaucoup de questions dans cet article, sans y répondre puisque j'en suis bien incapable, comme j'imagine une grande partie d'humanité. Par contre, je suis certain que certains ayatollahs y ont des réponses dogmatiques toutes prêtes !

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