Bonnet rouge et palmes de caoutchouc !

Publié le 18-Juin-2016, par Christophe.

BD plus belle plongee - 1

BD plus belle plongee - 2

BD plus belle plongee - 3

Quelles sont nos plus belles plongées ? Voilà un sujet bien difficile à traiter car chaque plongeur a ses propres points d'intérêts et ils sont souvent très différents de ceux des autres plongeurs. Certains ne jurent que sur la technique : s'ils ne descendent pas, profond, très profond, au minimum avec trois bouteilles, montées en «sidemount», contenant différents mélanges gazeux, ce n'est pas de la plongée ! Pour d'autres, ce qu'ils vont croiser sous l'eau leur importe plus mais, là encore, il y des différences majeures. Certains ne jurent que par le «gros» : la bestiole doit au moins faire 2 mètres de long, même si l'observation dure moins d'une seconde et que la bestiole est très loin dans le bleu. D'autres passent toute leur plongée à contempler des animaux minuscules comme de toutes petites limaces de 3 mm de long ! Dans tout ça, j'ai l'impression d'être un extra-terrestre : j'aime ce qui est proche de moi, suffisamment gros pour le voir (disons, plus gros qu'un ongle de pouce) et que je peux observer longtemps (au moins une vingtaine de secondes). Pour moi, une belle plongée, c'est quand j'ai pu observer, dans les conditions précités, plein d'animaux sortant de l'ordinaire (une plongée où il n'y a que des concombres de mer, est une plongée de mer...de).

Avant de continuer sur la question des plus belles plongées, je voudrais ajouter d'autres précisions : un site de plongée peut être magnifique (d'après mes critères) à une certaine période de l'année, par exemple, pendant à la saison de migration des raies aigles, et être totalement sans intérêt le reste de l'année car on n'y croise que des concombres de mer, dans une eau à 12 °C, avec une visibilité de 30 centimètres (ah oui, je suis frileux, donc rester une heure dans l'eau pour des concombres de mer, très peu pour moi). Puis, la faune et la flore sont en perpétuelle évolution : pollution, réchauffement planétaire, événement «El Niño», surpêche, pêche à la dynamite, sur-fréquentation du site par les plongeurs, etc... Un site où nous avons fait une magnifique plongée, il y a dix ans, n'a peut-être plus aucun intérêt aujourd'hui (je pense un peu à la Martinique en parlant de ça, ou aux Maldives). Puis, il y a aussi la chance qui a fait que ce jour là, sur ce site là, nous avons fait une belle plongée. Une heure plus tard, ou plus tôt, nous n'aurions peut-être rien vu, ou fait une rencontre encore plus extraordinaire... Bien évidement, c'est pour ça que je disserte sur nos plus belles plongées et non pas sur nos plus beaux sites de plongées !

Je mentionne donc ci-dessous les sites où nous avons effectués ces magnifiques plongées, la date où nous avons fait ces plongées et bien évidemment, la ou les raisons qui ont permis à ces plongées de rester à jamais gravées dans nos mémoires (quant au classement, il a été très difficile à établir et il est un peu arbitraire) :

• 10ème place : le Sec du Gendarme – Giens (mai 2005) : dans une eau froide (16 °C ; à noter que l'eau est souvent limpide du côté de la réserve de Port Cros et de la presqu'île de Giens, mais attention, si le mistral se lève, l'eau redescend vite vers les 12 °C, même en plein été !), nous avons observé pendant de longues minutes la parade nuptiale de seiches qui changeaient de couleurs à toute vitesse, un spectacle extraordinaire !

• 9ème place : la Passe en S – Mayotte (septembre 2013) : un magnifique poisson crapaud, des syngnathes à foison, une langouste peinte, napoléon... C'était une magnifique plongée sur un des plus beaux sites de Mayotte qui en compte beaucoup (il y en a d'autres dans le classement, même si je n'ai pas retenu dans ce classement celles faites à «Chira Bouéni» et «Chira Rani», qui étaient aussi extraordinaires que celle de la Passe en S).

• 8ème place : Tomoko – Lifou, Nouvelle-Calédonie (novembre 2010) : avec une visibilité sous l'eau extraordinaire, nous avons observé dans les grottes du récif de corail, un magnifique (et minuscule) poisson fantôme orné, c'est à dire un poisson de la même famille que les hippocampes et les syngnathes ! Là aussi, je n'ai pas mentionné la première plongée que nous avons faite à Lifou, sur le site de «Gorgone Reef», mais elle était tout aussi extraordinaire que celle faite à Tomoko ! Par cette plongée, commence la liste des plongées en Nouvelle-Calédonie, qui rentraient les unes à la suite des autres dans notre top 10, mais finalement, je n'ai pas pu toutes les retenir pour laisser un peu de place pour les autres plongées ;-).

• 7ème place : la Passe de l'Ermitage – île de la Réunion (septembre 2009) : dans cette passe, se trouve une station de nettoyage où les tortues imbriquées arrivaient à la queue leu-leu. Quand l'une quittait la station, une autre la remplaçait aussitôt ! Et pendant la séance de nettoyage, elles se laissaient observer sans problème. Lors de cette plongée, nous avons aussi observé des platax de très près et le chant des baleines australes nous a bercé... Autour de St Leu, il existe d'autres beaux spots de plongée, comme celui situé derrière la Pointe au Sel, mais il aurait fallu que j'établisse un top 20 ou top 30 pour les mentionner. J'ai déjà eu du mal à en classer 10, plus aurait été un casse-tête bien trop difficile à résoudre !

• 6ème place : le Mur aux Loches, passe de Dumbéa – Nouméa, Nouvelle-Calédonie (novembre 2010) : j'ai choisi de classer cette plongée en 6ème place car nous avons observé de près, et longtemps, un magnifique requin léopard ! Et peu après, nous regardions passer d'autres requins dans la passe de Dumbéa (d'un peu plus loin) ...

• 5ème place : le Petit Tascon - l'Estartit, Espagne (août 2010) : c'est le plus beau spot de plongée de la réserve naturelle des îles Medes (avec le Grand Tascon, le Bernat et les Ferranelles, des sites tous proches) où l'on rencontre fréquemment, en fin d'été (septembre) des raies aigles et une quantité phénoménale de gros mérous, de barracudas, etc, etc... En plus, ces poissons semblent aussi frileux que moi et restent au dessus de la thermocline ! Par contre, il peut y avoir du courant et en fin de printemps, c'est moins bien, nettement moins bien... J'ai un peu forcé pour que cette plongée arrive en 5ème place mais c'est quand même un très beau spot de plongée !

• 4ème place : la Caye de Nuit – Malendure, Guadeloupe (octobre 2005) : j'ai noté la date de la première fois où nous avons plongé sur ce site, car c'était bien évidemment la plus extraordinaire des plongées faites sur ce site (parce que c'était la première fois, après on se lasse ;-)). Mais nous l'avons refaite depuis et c'est toujours aussi extraordinaire ! Le must de ce site est bien évidemment les tortues qui viennent y passer la nuit, cachées dans les anfractuosités du corail, mais nous y avons aussi observé une raie torpille, une autre énorme raie, des langoustes, etc, etc... A Malendure, d'autres sites sont aussi magnifiques en plongée de jour : la Pointe Malendure (avec son HLM à langoustes et ses tortues), les sources d'eau chaude (encore des tortues) et l'épave du Franjack (très poissonneuse)...

• 3ème place : l'épave du «Hilma Hooker» – Bonaire (novembre 2015) : j'ai noté cette plongée car lors d'une des plongées de 2015, nous y avons croisé une magnifique raie aigle tachetée, des barracudas, des tarpons et une grosse murène verte, mais il faut avouer que la très grande majorité des sites de Bonaire sont tous aussi extraordinaires (presque l'intégralité du littoral de l'île est classé en réserve naturelle depuis plus de 35 ans !). Nos sites préférés de Bonaire sont «Angel City», «The Invisibles», Tolo, «Vista Blue», etc, etc...

• 2ème place : le Banc du Boa – Mayotte (septembre 2013) : gorgones géantes, langouste peinte et raie pastenague masquée à tâches bleues... C'était bien difficile de choisir mais je voulais insister sur le fait que Mayotte possède l'un des plus beaux lagons au monde !

• 1ère place : la Pointe de Mouli – Ouvéa, Nouvelle-Calédonie (novembre 2010) : en début de plongée, nous avons observé un magnifique poisson crapaud (d'accord, je ne l'ai pas vu, j'ai cru que c'était une éponge jaune, mais Anne-Marie l'a bien vu et pris en photo) et en fin de plongée, les raies manta tournaient autour de nous... Et les raies manta, curieuses comme pas deux, sont vraiment les poissons les plus extraordinaires que nous avons eu la chance d'observer sous l'eau !

• 0ème place : «Embudu village» - Maldives (décembre 2002) : ça existe la place «n° 0» ? Il le faut bien parce qu'en fait, ce n'était pas une plongée ! C'était juste une heure passée en palme-masque-tuba auprès de raies manta qui nous tournaient autour, nous frôlaient parfois... Elles sont vraiment très curieuses et peu farouches et leur vol est d'une élégance inouïe ! Après, je n'ai pas trop aimé les Maldives (enfin, «Embudu Village») car un énorme phénomène «El Niño» avait tué tous les coraux, quatre ans auparavant. Du coup, tout était blanc, ou vert... Quant au courant, j'ai détesté : impossible de s'arrêter pour observer quelque chose !

Bien sûr, ça c'était avant de partir plonger à Bali, voyage qui a un peu tout chamboulé... Mais je n'avais pas envie de déclasser la plongée à Giens avec la parade nuptiale des seiches, ni de regrouper derrière une même plongée les différentes îles de Nouvelle-Calédonie ou les plongées de Mayotte ! Puis, les plongées à Bali sont toutes récentes, il va falloir du temps pour les ranger dans ce classement, même si pour le moment, certaines comme celle sur l'épave du «USAT Liberty» avec les perroquets à bosse, celle avec les raies manta à «Nusa Penida» ou encore celle sous la jetée de «Padang bay», sont en tête de classement, ou presque...

Bien évidemment, il existe plein d'autres sites où nous avons fait de magnifiques plongées, comme les Calanques à l'est de Marseille, la réserve naturelle du Cap Creus en Catalogne (où nous avons observé une magnifique baudroie qui était remontée des profondeurs pour se réchauffer, dans une eau à 14 °C ; nous étions frigorifiés), le site de Massa d'Or dans cette même réserve, les tables ostréicoles du lycée de la mer de l'étang de Thau, les blockhaus à la sortie du bassin d'Arcachon (malgré la visibilité sur ces blockhaus qui est souvent déplorables), la passe de Gié de l'île des Pins en Nouvelle-Calédonie (avec la langouste porcelaine de 50 à 80 cm de long, sans les antennes), l'épave du Roraïma à St Pierre en Martinique, l'épave du Thistlegorn en Mer rouge, et la tortue Carabosse sur «Panorama Reef» en Mer Rouge, etc, etc... Puis, ceux qui ne font pas de plongée bouteille, peuvent aller voir les tortues vertes sur la plage de N'Gouja à Mayotte ou faire une sortie sur le lagon mahorais où ils auront, peut-être, la chance de nager avec des dauphins ou des baleines. Des tortues, on peut aussi en observer en PMT dans la grande anse des Anses d'Arlet en Martinique et toujours en PMT, nous avons particulièrement apprécié Nosy Tanikely à Madagascar (près de Nosy Be) avec d'énormes langoustes dans 50 cm d'eau. Et pour ceux qui ne veulent pas mettre la tête sous l'eau, il leur faut visiter l'aquarium des Lagons à Nouméa en Nouvelle-Calédonie, ou celui de la Rochelle (voire celui de Barcelone) !

PS : Retrouvez toutes nos plongées (ou presque) sur http://photosub.amvdd.fr !

-- Accueil du blog --
-- Article précédent du blog --
-- Article suivant du blog --
-- Carnet de voyage --
© 2018 AMVDD.FR