Taxi !

Publié le 1er-Décembre-2018, par Christophe.

BD Taxi - 1

BD Taxi - 2

BD Taxi - 3

Quand on voyage dans un pays lointain, pendant plusieurs semaines, il est nécessaire de voyager avec des bagages d'un certain volume (à moins de vouloir passer son temps dans les laveries, il faut bien avoir des vêtements de rechange) et dans ce cas, prendre des transports en commun comme le bus ou le métro, n'est pas la solution la plus facile qui soit, surtout dans un pays où les transports en commun sont quasi-inexistants ou folkloriques. De plus, nous sommes plongeurs et nous voyageons souvent avec notre matériel de plongée (et oui, ça coûte parfois moins cher que de louer sur place), ce qui représente un volume de bagages assez important. A moins d'avoir réservé une voiture de location, nous nous tournons généralement vers les taxis et cela peut-être assez folklorique en fonction du pays où l'on se trouve. Voici donc trois anecdotes amusantes, ou pas, que nous avons vécues avec des taxis.

Madagascar, le pays où les taxis étaient majoritairement de (très) vieilles Renault 4L (c'était le cas en 2001, mais les mécaniciens malgaches doivent certainement faire des miracles pour continuer à les faire rouler). Une 4L peut, raisonnablement, emmener 4 personnes à son bord. A 5 passagers, 2 à l'avant et 3 à l'arrière, c'est moins confortable mais tout à fait possible. A Madagascar, nous sommes pourtant montés à 6 dans une 4L, 3 à l'arrière et trois à l'avant (avec le chauffeur). Cela est tout à fait possible car le levier de vitesse et le frein à main de cette voiture sont au tableau de bord. Et l'anecdote ne s'arrête pas là, car nous nous sommes fait arrêter par les gendarmes, bien que le chauffeur de taxi m'avait demandé de descendre de la 4L pour passer le contrôle à pied. Notre chauffeur a dû donner un «pourboire» (tout le prix de la course) aux gendarmes. Il m'a ensuite fait remonter dans la 4L aussitôt passé le barrage, à la vue des gendarmes qui n'ont rien dit (ils avaient eu leur pot de vin). Le chauffeur du taxi n'a cependant pas voulu nous reprendre pour le trajet retour.

Restons maintenant à proximité de Madagascar, pour parler de Mayotte, le dernier département français en date. Là aussi, de vieilles voitures sont utilisées par les taxis (mais ce sont tout de même des véhicules plus gros et plus modernes que les 4L, comme par exemple, des Renault Laguna 1ère génération). La spécificité de cette île est que les chauffeurs remplissent leurs taxis (en utilisant aussi la place passager à l'avant) en début de course et déposent ensuite leurs passagers au fur et à mesure du trajet. Le plus amusant reste cependant l'arrivée à l'aéroport où ceux qui prennent le taxi viennent de débarquer d'un avion, avec leurs bagages. En toute logique, chaque passager a donc au moins une valise de 23 kg, ce qui fait donc 4 gros bagages à rentrer dans le coffre d'une berline... Bref, ça ne rentre pas et il n'y a bien évidemment aucune place à l'intérieur du taxi puisque tous les sièges sont occupés, mais ça ne pose aucun problème au chauffeur de rouler avec le coffre ouvert, avec les bagages qui dépassent allègrement du coffre !

Et donc, la dernière anecdote survenue à l'aéroport de Toulouse : c'était une Mercédès, une CLS où le volume du coffre est plutôt petit, sans parler de l'accès à celui-ci qui est carrément ridicule (il y a fort à parier qu'on s'en sort mieux avec une Fiat 500 cabriolet). Comme nous rentrions de Guadeloupe où nous avions plongé, nous avions trois sacs (de 23 kg ou presque) qui n'entraient pas dans le coffre de ce véhicule de luxe (un seul sac arrivait à entrer). Jusque-là, il n'y a rien de choquant sauf que ce chauffeur de taxi indélicat, au lieu d'assumer son choix de véhicule très peu pratique pour servir de taxi et juste s'excuser de ne pouvoir nous prendre, s'est presque mis à nous enguirlander : d'après lui, «il n'y avait pas d'idée de voyager avec autant de bagages» ! Et encore, je ne me souviens plus s'il y avait le mot «autant» dans sa phrase. C'était d'autant plus inopportun qu'à l'époque, on était en pleine guerre quasi armée entre taxis et VTC. Inutile de préciser que ce taxi, avec sa Mercédès à plus de 70.000 euros, on n'allait pas le plaindre ! Lors du voyage suivant, nous avons même hésité à réserver un VTC, pour éviter la loterie à la sortie de l'aéroport, dès fois qu'un chauffeur de taxi ait choisi de prendre une Mercédès SLK sans assumer son choix de ne pouvoir véhiculer que des Hobbits en voyage d'affaire pour une journée !

Aux Philippines, si nous avions utilisé les mobylettes side-car servant de taxi, nous aurions certainement pu raconter de nouvelles anecdotes car ce genre d'engin doit procurer des sensations plus ou moins agréables. Au Pérou, les taxis utilisent des tricycles sur base de mobylette qui ont l'air tout aussi folkloriques que les mobylettes side-car des Philippines, même si les modèles les plus récents ont l'air plus sécurisant. Mais les taxis péruviens utilisent aussi de vieilles microvoitures coréennes, customisées à outrances, qui sont désormais interdites à l'importation par le gouvernement péruvien car jugées trop dangereuses... Déjà que dans un moyen de locomotion plus normal, on a parfois l'impression de vivre une expérience de mort imminente sur les routes péruviennes, dans un tel taxi, ça doit être l'hallucination absolue ;-) (les Péruviens ont beaucoup de qualités mais la conduite automobile est l'un de leur rares défauts). Quoiqu'il en soit, en guise de mot de la fin, est-ce qu'en Nouvelle-Zélande, les taxis utilisent des Mercédès SLK avec une galerie sur le toit, vu que c'est le pays où l'on risque le plus de croiser un Hobbit ?

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