Et en traîneau du
père Noël ?

Article n° 237, publié le 6-Décembre-2025, par Christophe.
Catégorie(s) : environnement, conseils aux voyageurs.

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BD en traîneau du père Noël - 1

BD en traîneau du père Noël - 2

BD en traîneau du père Noël - 3

Et voilà, nous sommes en décembre. Le père Noël ne va pas tarder à atteler les rennes à son traîneau qui vole à la vitesse faramineuse de 3,7 millions de kilomètres par heure. D’ailleurs, il faudra qu’un jour, quelqu’un se décide à appeler la SPA pour ces pauvres rennes dont la protection thermique est insuffisante lors des réentrées dans l’atmosphère terrestre qui interviennent lors de chaque changement de continent. D’ailleurs, c’est bien pour alléger la charge de travail de ces rennes que je ne commande plus rien depuis des années au père Noël qui est, de toute façon, bien incapable de proposer un émetteur de zorglonde qui me serait pourtant bien utile sur l’autoroute quand je croise des abrutis du volant ou quand des teufeurs pensent que les basses de leur monstrueuse enceinte connectée ne sont pas assez fortes. Euh... Où en étais-je déjà ? Ah oui, je délirais sur le traîneau du père Noël qui, admettons-le, n’est pas le meilleur moyen de découvrir la Terre depuis le ciel (et plus, cet engin ne vole que de nuit, ce qui est un peu difficile pour prendre des photos depuis les airs). Alors, quand on est un quidam des plus communs (et non pas photographe aérien connu ou un présentateur célèbre d’émission de pseudo-aventure), c’est-à-dire un simple touriste lambda, quel engin volant est le plus intéressant pour découvrir la Terre vue du ciel et la photographier (d’après notre petite expérience) ?

⎈ Petit avion de tourisme ou hydravion (5 / 6 places maximum) :

• Notre expérience : Québec, delta de l’Okavango (Botswana), Territoire du Yukon (Canada) et les lignes de Nazca (Pérou).

• Points positifs :

- la possibilité de découvrir une large zone grâce à sa vitesse,

- la possibilité de se poser en dehors d'un aérodrome pour un hydravion.

• Points négatifs :

- l'avion est toujours en mouvement, obligeant le pilote à faire diverses manœuvres pour rester à proximité du même endroit, et à cause de ces manœuvres, on peut vite être sujet au mal de l'air,

- l'étroitesse des hublots du cockpit aux places arrière (dommage si on est assis entre deux personnes à l'arrière).

⎈ Hélicoptère :

• Notre expérience : Grand Canyon (USA) et glaciers néo-zélandais.

• Points positifs :

- la vitesse de déplacement pouvant être faible (voire même nulle),

- la stabilité (bien plus que dans un petit avion de tourisme),

- la possibilité de se poser presque n'importe où (et donc à des endroits splendides).

• Point négatif :

- les 4 places à l'arrière du cockpit (dommage si on est assis entre d'autres personnes) mais les hublots sont généralement plus larges que sur un avion.

⎈ Montgolfière :

• Notre expérience : Namibie (2 fois)

• Points positifs :

- le silence (sauf lorsque l'aérostier donne des coups de brûleur qui est un peu bruyant),

- la stabilité (même à l'atterrissage si l'aérostier est bon et que les conditions météorologiques le permettent),

- la vue à 360 ° sans vitre et quasiment aucune gène (l'aérostier peut même faire tourner la montgolfière sur elle-même).

• Point négatif :

- le trajet limité (on va là où le vent nous le permet, même si le pilote peut monter ou descendre pour être porté par des vents différents).

⎈ Parapente :

• Notre expérience : Pyrénées et Ile de la Réunion

• Points positifs :

- la vue quasiment à 280 ° sans vitre et sans aucune gêne,

- le silence (juste le bruit du vent dans les suspentes).

• Points négatifs :

- le décollage et l'atterrissage sont un peu sportifs, ce qui empêche de prendre un appareil photo encombrant (appareil qu'il faut bien accrocher),

- le trajet limité (on décolle forcément d'un point haut pour atterrir sur un point bas).

⎈ Planeur (vol à voile) :

• Notre expérience : Pyrénées

• Points positifs :

- le silence,

- lors d'un baptême, on est assis en place avant avec une vue à plus de 180 °.

• Point négatif :

- le trajet limité (on va là où le vent et les ascendances thermiques le permettent).

S'il y avait à classer ces engins volants, dans le but de faire de la photographie aérienne en tant que touriste lambda, je préfère largement la montgolfière car il est rare de voler dans un de ces ballons dans des endroits sans intérêt. Un vol en montgolfière fait pour moi partie des expériences à vivre avant ses 50 ans (même s'il faut se priver de la Grolex au poignet). En seconde position, je place l'hélicoptère, surtout avec un posé dans un endroit remarquable pour profiter du paysage sans être gêné par son voisin de cockpit (mais dans ce cas, ce n'est plus vraiment de la photographie aérienne ;-)). En troisième position : l'avion, malgré le tintamarre qui règne dans le cockpit à cause du bruit du moteur et les manœuvres du pilote qui peuvent donner rapidement le mal de l'air. Et enfin, en quatrième position, ex-aequo : le planeur et le parapente, principalement pour le silence (avec une très légère préférence pour le parapente pour les photos).

Photo Namibie et Nouvelle-Zélande Photo Namibie et Nouvelle-Zélande

Photo Canada & Ile de la Réunion Photo Canada & Ile de la Réunion

PS : Franchement, le moyen le plus simple pour faire des photos aériennes est le drone. Juste faire voler l'appareil photo suffit dans la plupart des cas mais, du fait de la réglementation, on ne peut pas voler n'importe où, comme par exemple à proximité de zones urbanisées, d'animaux sauvages ou d'aéroports, ni à plus d'une centaine de mètres d'altitude (au-dessus du point de décollage). Certaines restrictions sont logiques mais d'autres ont été imposées car des malotrus tentent de réaliser des vidéos à sensation avec leurs drones en les faisant voler de manière dangereuse. Si je comprends bien qu'on ne peut pas voler au-dessus des habitations, je ne comprends pas l'interdiction de faire voler un drone de moins de 250 gr au-dessus d'un fleuve ou d'une large rivière bordant un village. Si le drone a une vitesse de déplacement horizontale lente, en cas de panne, celui-ci tombera à l'eau au grand désespoir de son propriétaire mais sans risque de blesser quelqu'un ou d'endommager un bâtiment (certes, il y a un risque infime de pollution par la batterie mais un drone de moins de 250 gr, en plastique, doit quasiment flotter). Mais comme d'habitude, parce que certains font n'importe quoi, la réglementation punit tout le monde !

La falaise de Leucate

Post-PS : Qu’entend-je ? Des ayatollahs de l’écologie qui hurlent que tout ce CO2 émis lors de ces vols, c’est proprement scandaleux ! Dites, on parle des cadeaux de Noël idiots que s’offrent les adultes comme la machine à café portable que vous allez offrir à votre beau-frère à Noël ? On parle aussi des hectolitres de bière consommés lors d’événements divers et avariés, genre match de foot ou festival de musique (on pourrait alors ajouter les émissions de CO2 des énormes groupes électrogènes qui fournissent l’électricité lors de certains de ces festivals) ? Pour moi, un kilo de CO2 a le même impact sur le climat de la planète, qu’il soit émis pour faire voler un hélicoptère que pour produire un litre de bière (la production d'un litre de bière génère environ 1,5 kg de CO2, ce qui correspond environ à 2 minutes de vol d’un passager dans un hélicoptère). Ce qui serait vraiment scandaleux, c’est que le pilote d’hélicoptère boive 5 litres de bière avant de voler mais je ne vois pas pourquoi quelqu’un qui a participé à un festival de musique, pendant lequel il a bu 5 litres de bière en un week-end (soyons réalistes même si certains individus sont certainement capables d’ingurgiter 5 litres de bière en seule une journée), ne serait pas à blâmer contrairement au touriste qui a volé 10 minutes dans un hélicoptère durant ses vacances ?

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